nous y voilà enfin...
après quelques difficultés (beaucoup!) ai réussi à faire une page plus ou moins correcte mais qui risque de décevoir certains puristes, suis en nulle en informatique et si ma copine julie ne m'avait pas donné cette idée, ne vous infligerai certainement pas cette lecture...
pourquoi ne pas écrire tout simplement, on écrit des livres à quatres mains, comme une discussion entre deux amis, pour quoi ne pas le faire avec tous mes amis???
allez courage motivez vous...

que le spectacle commence...

(méfiez vous c'est parfois dans le désordre!)

Ma suite à moi

lundi 7 décembre 2009

Hum Hum...


Si vous étiez un bébé de 16 mois 3/4, aimant les bêtises, adepte de la colère avec tapage de tête par terre et séances de trépignements, charmant mon petit monde avec mon blabla incompréhensible et mes grands sourires...

Que feriez vous avec le téléphone de la maison?? (téléphone en mode silencieux évidemment c'est trop facile sinon)

Parce qu'à ce jour, il n'est ni:
-dans la machine à laver
-dans la poubelle
-dans les vieux papiers
-dans le bac à jouets
-dans le tiroir fourre tout
-sous le canapé
-dans les placards
-dans mes chaussures

J'ai oublié un endroit, suis ouverte à toutes les propositions!
PS: ne m'appelez pas pour me donner une idée, hein! parce que je ne répondrai pas!

mercredi 7 octobre 2009

Lorsque bébé s'annonce...

Cela débute dans le plaisir... Vient l'attente de la douleur et l'absence de cette douleur...Vient l'attente tout simplement, l'attente d'un minuscule trait de couleur dans une grande case blanche, un symbole. La nature n'aime pas le vide... Et par un soir calme, tranquille, une soirée faite de détente, de repos récupérateur lovée, épousée par les coussins du canapé pour notre plus grand confort... Là, un léger frémissement, un imperceptible tremblement, ce battement d'aile de papillon au plus profond de nous, perçu par nous seule car aussi léger et délicat que la plume qui effleure la joue, qu'une bulle d'eau qui éclot sous la peau, tellement fine que l'on n'y croit pas, que l'on sait que l'on ressent mais on est dans l'incertitude de ce que l'on sent. Ce fragile signe de vie, si petit, si ténu qui nous fait nous sentir habitée pour notre plus grand bonheur. La délicatesse de ces premiers mouvements s'effacent devant l'affirmation de sa personnalité déjà bien établi, la fermeté remplace la légèreté, elle-même remplacée par les bourrasques que deviennent les mouvements du locataire. Plus rien de comparable avec l'incertitude lié à la légèreté des frémissements, place à la certitude devant le ventre qui se déforme, le souffle qui se coupe, le sentiment de se sentir à l'étroit dans son propre corps. Un sentiment d'étroitesse que l'on ressent avec bonheur tant il est étrange de se sentir habité, un sentiment perdu lorsqu'on le tient dans ces bras mais qu'on ne réalise pas immédiatement. Ca s'agite, ça gesticule, ça hurle! On se sent vidé... mais surtout vide. Et pourtant la vie en a trouvé tout son sens, une promesse de bonheur perpétuel...

mercredi 5 août 2009

Comment vendre la garde de son bébé en une leçon...

merci de garder Nine dimanche après-midi... et bon courage! Miss a un gros rhume et un début de bronchite lié à ces satanés dents (10,5 au total... pour l'instant! ça peut encore changer d'ici dimanche?). Nous arriverons vers 11h, histoire que tu profites de ta grasse matinée (on va pas t'exploiter non plus, rapport au fait qu'on te fait bosser un dimanche!), restera à lui donner le repas de midi (et éviter ce qu'elle voudra recracher, te balancer à la figure, voire prétexter le bisou histoire de retartiner une couche), changer quelques couches (et la sangler ou être à deux, rapport au fait que le petit rôti se fait la malle et qu'elle est rapide la bestiole), donner le goûter (planquer le yaourt avant la compote, ma fille est une toxico au yaourt, gène en provenance direct de sa grand-mère!), baigner (prévoir vêtement de rechange, rapport au fait que la bête n'aime pas être mouillé toute seule!), la coucher (ne pas se laisser avoir par la toux emphysémateuse ni la fausse impression qu'elle va vomir ses poumons, c'est anatomiquement impossible mais à l'oreille on pourrait le croire!)... Le tout à faire avant 20h30, parce que hého ya Urgences ce soir, et que dans la vie y a des priorités, et des choses avec lesquelles on ne plaisante pas...
Donc le rôti tu lui mets de l'origan dans le bec et du persil sous le nez... et au four jusqu'au lendemain matin! ( ah c'est mieux avec tétine et doudou? à toi de voir ce qui semble le plus approprié!)

Tu hurles de rire... ça roule, à dimanche soir 21h30!

samedi 11 juillet 2009

Le 11 juillet 2008...

La dame en vert, floue et en arrière plan. Exactement ce que j'ai ressenti...


C'est ce jour où je me suis sentie maman... Ce jour où je suis rentrée chez moi, avec ma fille dans les bras, la tête emplie de recommandations, de mes idées à moi, pleine de pensées pour elle. Pourquoi ai-je mis 9 longs jours à me sentir maman? Parce que ma fille sitôt sortie est partie loin de moi, que je ne l'ai revu à travers la chaude paroi d'une couveuse que 2 heures après, que je ne l'ai prise dans mes bras pour la première fois que le lendemain matin à 9h... Parce que lorsque le pédiatre est venu me trouver après l'accouchement, il m'a parlé d'oxygène, d'antiobiothérapie à large spectre, d'hémoculture, de frottis, de radio du thorax... Je me sentais maman jusqu'à ce qu'il me parle. La réalité a repris le dessus, la médecine a repris le dessus sur mes émotions, mon métier a déboulé dans ce qui aurait dû être un long, doux et tendre moment entre nous deux... Et la surveillance clinique s'est tranquillement installé, empiétant absolument sur tous mes sentiments maternels... On sait quelle est la thérapeutique, ses effets, sa durée. Alors on reprend un rythme de travail que l'on a délaissé il y a quelques mois de cela... Et le regard change: certes un regard énamouré, attendri par la minuscule personne si fragile, si dépendante mais un regard lucide et scrutateur, vigilant à tous les instants. Pour voir, pour surveiller, pour anticiper... Je me suis retrouvée dans le rôle de l'infimière de ma fille avant de trouver mon rôle de maman, entourée de femmes en blanc, dans de longs couloirs, bien silencieux lors de mes nombreux aller-retours nocturne entre la néonat et ma chambre. Je ne dirais pas que je n'ai pas aimé cette période... Ma fille était là, elle était en bonne voie de guérison...

Ce qui fait qu'une fois rentrées chez nous, la porte refermée, le silence nous a enveloppé toutes les deux. Notre vraie vie à deux a débuté à ce moment précis... rien que nous deux...

mercredi 20 mai 2009

C'est fou...

... ce qu'on peut mettre dans une Fiat 500!

mercredi 29 avril 2009

mercredi 1 avril 2009

La très longue et interminable spirale de la LoOose...

ou pourquoi un petit nuage chargé d'humidité et d'humeur sombre se tient au dessus de ma tête, ou encore, comme le dit la chanson, pourquoi pleut-il toujours sur ma tête? où est passé le ciel azur, pourquoi pleut-il autant... C'est la question que, légitimement, je me pose depuis 10 jours... Tout commence bien avec des vacances méritées et un départ pour l'humide certes mais douce Bretagne... Trajet sans souci avec une halte très sympathique au nouveau domicile parisien de Tom et AnnC.
Le ciel s'assombrit avec une marée, un tsunami de caca comme seule Bébé sait le faire. Et là cela se gâte: après deux jours de labeur normal pour une machine à laver, celle-ci rend l'âme sans signe avant coureur, désertant devant l'ampleur de la tâche... Insensible à mes supplications puis mes menaces, j'ai dû me résoudre à faire la lessive à la main. (Et franchement, j'ai de plus en plus d'admiration pour les femmes du siècle avant dernier parce que mes biceps s'en souviennent encore ...). Cette cochonnerie de technologie m'a lâché à un moment critique et mes mauvaises ondes ont détraqué tout le matériel qui m'entourait, la télé puis l'antenne télé ayant légèrement disfonctionné. Même le bouchon du lavabo s'y est mis, impossible de vider l'eau, ai dû l'attaquer au couteau pour m'assurer sa pleine coopération (il a pris pour la machine à laver!).
Une légère éclaircie avec seulement une vilaine écharde passée inaperçue dans le doigt de Bébé, puis vient le ciel de traine... La halte de retour chez Tom et AnnC se fait sans Annc mais c'est un détail, nous enfilons nos chaussures et sac à dos, armé d'un plan de métro et de Paris et attention nous voilà... Tom ayant des collègues à diner pour bosser jusque tard dans la nuit, c'est dodo tôt car le départ du lendemain se fait également très tôt... Il faut savoir que le boulevard où habitent les copains accueille le marché le matin de notre départ et que le stationnement est interdit à partir de minuit, détail d'importance... Mais non non, selon eux, aucun souci avec ça, le marché commence tard et nous serons partis avant.
Seulement le ciel de traine amène dans son sillage une nouvelle perturbation, à savoir la tête de Tom dans l'entrebaillement de la porte et qui dit "Fred, ils enlèvent ta voiture...". Moi, à 1h20, je saute dans mes chaussures et dévale les 5 étages. Aie, ma voiture (et plein de copines à elle!) est déjà sur le camion, je saute sur le chauffeur (qui est en train de se faire agresser verbalement par les gens du quartier hautement intolérant à ces enlèvements nocturnes et bien décidés à donner leur avis sur la question même s'il ne sont pas concernés!) qui appelle les contractuelles en charge de ma voiture... Passe un car de police avec deux uniformes à bord qui s'arrêtent et me demandent si j'ai un problème (un seul?). Ca va peut être aller vite... je leur explique le problème toute seule comme une grande (Tom reste avec Bébé qui s'est réveillée). Les deux policiers me regardent d'un air navré et me disent que ce n'est pas eux qui s'occupent de ce genre de problème car en plus ils sont éthiquement contre ces virées d'enlèvement... Purée, dommage que je ne sois pas tombé sur eux!!!! Bon, la voiture est récupéré après paiement de la rançon, la contractuelle me souhaite une bonne journée (la formule de politesse en retour est resté coincé dans ma gorge!), ne me reste plus qu'à garer ma voiture ailleurs...
Après avoir tourné 5 mn en voiture, je la gare dans une avenue parallèle, repère sur le GPS le trajet de retour à l'appartement, part à pied avec juste un pull sur le dos et mon portefeuille à la main (pas maligne à 2h du mat')... Je marche 15 mn, croise quelques ivrognes qui injurient les murs, crachent par terre et finis par passer ma tête sous le rideau de fer d'un bar pour demander mon chemin... HAhaha! Je suis partie dans la direction inverse. M.... Inutile de dire que le trajet retour à la voiture se fait fissa... Je suis bien réveillée, il est 2h20, inutile d'espérer dormir... Je rentre à l'appartement récupérer l'ensemble des bagages, charger la voiture, dire au revoir et merci à Tom, et nous voilà seul sur les routes parisiennes... Le GPS m'aide à quitter Paris et ses con-tractuelles rapidement. Sauf que lui, il a l'air de les aimer! Parce que ce nigaud m'a fait tourner en rond entre l'entrée et la sortie et la re-entrée et la re-sortie de par et d'autre de la porte de Bagnolet... Arrgghh, la poisse me colle à la peau. Paris est quitté non sans mal...
Après les trombes d'eau, on peut se dire que le pire est passé! La fatigue se faisant sentir vers 5h et Bébé faisant sa nuit, une pause s'impose... Oups, le moteur coupé fait que la rejetonne, la moutard, la mouflette ouvre un oeil furibard imposant une reprise rapide du trajet retour.
Re-M...
Et là, un flash me tire de ma torpeur, hein, quoi, comment? mais j'ai le régulateur de vitesse à 120km/h, on est sur l'autoroute, c'est quoi ce P... de bordel de M... Mais c'est pas vrai, suis maudite par la technologie et la brigade de répression des automobilistes!!!!
Et c'est là qu'on se dit que plus jamais... plus jamais on ne prendra de voiture de notre vie, que plus jamais... plus jamais on ne sourira aux policiers que l'on croise, que le prochain qui nous parle de développement durable, on l'enverra faire notre lessive pleine de caca, à la main et avec des noix de lavage...

mardi 6 janvier 2009

Dans la salle d'attente...

Imaginez vous avec un bébé de six mois environ... Toute sortie loin du domicile prend des allures de convoi exceptionnel. Alors par un bon -8° dont la météo nous affuble ces jours-ci, il faut dans le désordre: bien habiller bébé, une bonne veste, un bonnet, une écharpe, des moufles, une couverture polaire, le siège cosy, le sac de lange contenant de quoi nettoyer ces petites fesses, du rechange si jamais la contorsionniste de service réussi à faire pipi à côté, un biberon d'eau, son carnet de santé et enfin vos affaires à vous, veste, gants, bonnet, écharpe, sac avec porte-feuille, monnaie, etc... C'est loin d'être une partie de plaisir! Alors imaginez vous allant chez la pédiatre (eh oui, pour nous, c'est la), tout ce que vous avez mis à bébé et tout ce que vous vous êtes mis, il faudra l'enlever rapidement sous peine de fondre comme neige au soleil dans la salle d'attente non pas surchauffé mais chauffé tout simplement (et c'est déjà suffisant pour se croire dans un sauna!). Tout dépend de comment est votre tempérament: certains entrent en criant "bonjour tout le monde!", prennent une chaise disponible à côté de quelqu'un et lui font la conversation comme s'ils se connaissaient depuis 20 ans. Personnellement, je suis du genre à entrer sur la pointe des pieds, à murmurer un bonjour digne d'une veillée mortuaire, voire à m'excuser de déranger tout le monde, les tirant de leur torpeur par mon entrée dans la pièce, pour prendre un siège sans voisin immédiat. Alors faire son déshabillage et le mien, me mouvoir pour déplacer autant d'air sous leur yeux me dérange...
Mais dans une salle d'attente de pédiatre, il y a toujours un peu de vie: les enfants jouent avec les jouets qui leur sont proposés, discutent ou se disputent, la secrétaire, dont le bureau surveille la salle d'attente, cherche des dossiers, répond au téléphone qui sonne toutes les 3-4 secondes environ... Bref, vous avez une chance de vous glisser subrepticement sur une chaise disponible...
Sauf ce matin... une femme seulement dans la salle d'attente avec son petit garçon, pâle et les yeux cernés, sur les genoux. Celui-ci est vraisemblablement trop fatigué pour jouer ou faire le moindre bruit. Sa maman lui caresse les cheveux, me regarde, me sourit, je lui souris... Du fait de la conjonction de je ne sais quelle planète, le téléphone ne sonne pas, la secrétaire est assise et travaille silencieusement à son bureau... Il règne un calme apaisant dans la salle d'attente. La maman berce son fils, j'ai ma fille sur les genoux, elle me regarde, regarde ma fille, lui sourit... Ma fille la regarde, lui sourit... Et fait le rot le plus sonore que j'ai jamais entendu, un son caverneux qui a dû faire le trajet depuis la pointe de ses doigts de pied pour être aussi bruyant! D'où un machin aussi petit peut sortir un rot pareil, je ne comprendrai jamais... La maman a souri, la secrétaire a sursauté, s'est penché pour voir quelle table s'est écroulée et a conclu par un"ah ben, il a du faire du bien en sortant celui-là!".

Ce fut un long moment de solitude où j'aurai tout donné pour avoir une pelle dans le sac de lange afin de creuser un trou et de m'enterrer dedans...

samedi 8 novembre 2008

Digression et jachère...

Je l'admet, j'ai un peu abandonné le clavier ces derniers temps et j'ai surtout cédé à la facilité de publier des photos avec des commentaires certes pas vilains, mais qui ne rende pas justice à ma plume... Car un petit greffon de 5,6 kg tout rond maintenant a fait irruption un soir de juillet et ma plume, mon stylo voire même l'encre me fait une petite crise de jalousie et me boude. Le remède? la jachère... Lui laisser le temps de prendre ses marques, de se créer de nouveaux repères, de réaliser que non! ma plume n'est pas délaissée au profit du nouvel occupant. Afin de la laisser prendre ses aises dans ses nouveaux quartiers (à savoir un ordinateur posé sur un tabouret avec un fauteuil à bascule en guise de chaise de bureau!), je crée ma jachère personnel. Les péripéties de notre petite vie laissent mon inspiration voguer à sa guise. Elle retrouvera sous peu son port d'attache et reviendra nager dans les eaux du blog... En attendant, la jachère permet à ma plume de se faire des réserves. Je la sens déjà vibrer d'impatience, pleine d'une frénésie créatrice qui, je l'espère, ne me décevra pas...

mardi 7 octobre 2008

Aujourd'hui c'est fini...

A partir d'aujourd'hui, je ne suis plus en congé de maternité mais en vacances! Et oui il faut bien des vacances pour récupérer d'un congé de maternité, c'est un minimum... Je n'ai plus travaillé depuis le 29 mars, j'ai accouché le 2 juillet et je reprendrai le travail le 5 novembre. Je trouve avoir été gâté pour un premier bébé, surtout pour un bébé cool comme l'est Nine (Lénine??)! Ce jour est une étape en fait. Je vais laisser ma puce à la crèche lorsque je travaillerai. Et cela va être une découverte pour elle comme pour moi: pour elle la crèche, pour moi mon nouveau service... Nous nous raconterons nos impressions mutuelles le soir en rentrant, pendant les longues soirées d'hiver! Et ce jour est une étape car l'organisation commence à se mettre en place: préparer le paquetage pour la crèche, poursuivre les biberons plus régulièrement, vider mon casier, Rv avec pédiatre, cadre, cadre-sup, DRH, sage femme (besoin de rééducation!). Et tous ces petits gestes me rapprochent de l'hôpital, lieu auquel j'ai soigneusement évité de penser au cours de ces derniers mois... Trop de choses se sont passées, de paroles échangées. Je suis heureuse de recommencer à travailler, j'en ai besoin, j'aime ce que je fais. Je travaillerai moins tard, les week end travaillés seront moins fréquents. Bien que je sois satisfaite de ne plus être en réanimation et de ne pas être perdante lors de ce changement, j'ai une grosse pointe de nostalgie qui se profile...
Ce week end, je vais vider mon casier, récupérer mes pyjamas, enlever mon nom de mon casier à courrier, dire au revoir à ce lieu que j'apprécie, à ce travail que j'aime. Je ne dis pas adieu aux personnes car tous ces évènements nous ont rapprochés, des liens se sont tissés, l'amitié restera... La réa n'est plus ce qu'elle était!
Alors, quand mon coeur se serre à cette idée, je pense à mon bébé cool, ma fille souriante et facile à vivre, heureuse lorsque sa maman lui sourit. Et mon coeur se réchauffe, l'euphorie me gagne lorsque j'aperçois ses mimiques. Mes priorités ont changé. Je sais que je suis heureuse...

vendredi 15 août 2008

Le fabuleux destin de N...



Le deux juillet deux mille huit à dix huit heures six minutes, une mouche de la famille des calliphoridés capable de produire quatorze mille six cent soixante dix battements d'ailes à la minute se posait route d'ingersheim... à Colmar. N'ayant pas vu venir la voiture, elle finit sous ses roues laissant derrière elle des milliers d'orphelins. Au même instant, à l'autre bout du globe, une femme détenue en captivité depuis six ans est enfin libérée... A la même seconde, sur la terrasse du six rue des roses à Sundhoffen, le vent s'engouffrait comme par magie sous une nappe faisant danser les verres sans que personne ne s'en aperçoive... Toujours à la même seconde, neuf mois après la rencontre d'un vorace ovule et d'un spermatozoide véloce, naissait Nine.


à un mois, Nine aime:

- la tétine
- les couleurs sombres
- Poppo l'hyppo
- être dans les bras de maman
- faire une sieste dans son transat

Nine n'aime pas:

- attendre
- dormir dans son lit la journée
- la tétine quand ce n'est pas ce qu'elle veut
- qu'on lui mette de la crème sur les joues


lundi 21 juillet 2008

Deux semaines déjà.

les yeux grands ouverts, je fête mes deux semaines toutes rondes (comme mes joues!!)


je trouve mon pouce de temps en temps...


...pour faire la sieste sur le canap' (comme maman il n'y a pas si longtemps!)


et là c'est ma première sortie en ville avec Mamie, Hélène et Maman


et j'ai été sage comme une image grâce à l'aide magique de la tétine que je ne daigne prendre que dans le cosy ou la poussette (allez comprendre...)

jeudi 10 juillet 2008

Ma suite à moi...


3,4kg et 53 cm de bonheur

Je m'appelle Nine

je suis super contente d'être enfin rentrée à la maison...

mercredi 2 avril 2008

poisson d'avril?

elle a la bougeote, elle est pour le flou artistique et l'anonymat... sa bouille ne sera vue que lorsqu'elle l'aura décidé...


et voilà le septième mois qui débute (dans la douleur...) mais qui a dit que je ne m'arrondissais pas?

mercredi 6 février 2008

la première gorgée

d'abord il y a l'idée de boire un café. On lance un "un petit café?" dans les airs et la phrase se fait attraper, rebondissant sur les personnes qui mine de rien, oui, un café ça leur dirait bien...
et ça y est le geste rituel est lancé, on le fait machinalement tellement on y est habitué... on ouvre la boite et l'arôme du café sort, s'étire, s'étale puis s'étiole... il part vagabonder et attire alors, ceux qui se sont perdus en chemin et qui mine de rien, oui, un café ça leur dirait bien...
on prépare les tasses, on vérifie qu'elles soient propres, on sort les cuillères, le sucre, le lait... on soigne la présentation parce que ce café n'en sera que meilleur. on compte les chaises, on s'assure que personne n'est oublié. Pendant ce temps la cafetière se gargarise afin de produire ce sombre nectar qui viendra titiller nos narines... On verse le précieux liquide dans les tasses, une brume légère et odorante s'échappe. Les chaises sont tirées bruyamment et on s'asseoit silencieusement. La tasse est prise dans les mains, on joue avec l'anse, on se réchauffe la pulpe des doigts. On amène le café à nos lèvres, on s'humecte délicatement le palais avec, s'assurant qu'il n'est ni trop chaud, ni trop froid... Puis on déguste la chaleur, l'amertume, l'arôme corsé associant l'odeur au goût. La langue claque sur le palais, nos papilles se hérissent... C'est la première gorgée annonciatrice des suivantes, c'est la première, le précurseur, l'unique. Les suivantes sont délicieuses et produisent l'effet escompté, c'est un coup de fouet, une décharge d'adrénaline garantissant un regain de vigilance... Mais la première est un moment de pur plaisir, un besoin... les autres sont une nécessité...
je donnerai tout pour boire un petit café!

jeudi 3 janvier 2008

raconte moi une histoire

c'est l'histoire de deux petites filles identiques, l'une aimait les livres et l'autre les histoires... l'une aimait lire les histoires et l'autre rien de plus que d'écouter ces histoires racontées par sa soeur. Elles s'aimaient et leur entourage les adorait. Elles étaient leurs propres mondes et rien pensaient-elles ne pouvait les séparer, leur univers était livresque orné de contes et légendes. Puis un jour, la petite fille qui aimait les livres attrapa un rhume, qui s'installa... Au bout de quelques semaines, une leucémie fut diagnostiquée... Les petites filles virent là une aventure qui n'appartiendrait qu'à elles, car croyaient-elles rien ne les séparerait. L'hôpital fut la première séparation et la petite fille qui aimait les histoires ne revivait que pour les heures passées avec sa soeur. La petite fille qui aimait les livres vit le changement et inventa de plus en plus d'histoires afin de faire oublier les longues heures de séparation à l'autre petite fille. La petite fille inventa des histoires drôles, des quêtes s'enfonçant de plus en plus dans un monde imaginaire, pour le plus grand bonheur de la petite fille qui aimait les histoires. Mais rien ne pouvait faire oublier à la petite fille qui aimait les histoires la différence qui s'installait entre leurs deux images identiques auparavant... Et la bonne figure qu'elle affichait avec la petite fille qui aimait les livres disparaissait dès que la porte se refermait sur ce corps devenu transparent. La petite fille qui aimait les histoires se replia sur elle même dès qu'elle quittait l'autre petite fille. Les chuchotements inquiets des parents sur l'état des petites filles parvinrent aux oreilles de la petite fille qui aimait les livres. Les petites filles se regardèrent dans les yeux et y lirent ce qu'elles savaient toutes les deux... que leur existence commune touchait à sa fin. Alors la petite fille qui aimait les livres fit promettre à la petite fille qui aimait les histoires que rien ne viendrait alourdir le chagrin de leurs parents, que cela serait la suite de l'aventure... La petite fille qui aimait les histoires promit. La petite fille qui aimait les livres mourut. Et la douleur de la petite fille restante fut immense, ses yeux s'agrandirent dans un visage trop mince, sa voix s'essouffla, son rire s'estompa... parce qu'elle avait promis de ne pas faire pleurer ses parents, elle ne parla pas de sa peine, fit comme si celle-ci n'avait jamais existé. Elle ne pleura, ni ne fit pleurer personne par l'étendu de son chagrin.
La petite fille grandit, passa la moitié de sa vie sans l'autre petite fille, devint une adulte qui savait le prix de la vie et l'accepta.

Si rien n'est pire que la solitude quand on ne l'a jamais connu, si rien n'est pire que de savoir ce qu'on a perdu, il vaut mieux l'avoir connu et l'avoir perdu que de ne jamais avoir goûté à ce bonheur...

mardi 18 septembre 2007

la musique est le plus cher de tous les bruits...

Il est des airs qui vous trottent dans la tête, il est des airs qui embaument notre esprit de souvenirs et nous laissent emprunt d'une langueur douceureuse. Un air significatif, des paroles évocatrices, une mélodie persistante... pas une chanson insistamment agaçante qu'on a entendu récemment et dont on ignore le titre. Non! une mélodie, des paroles qui nous transportent dans un tourbillon mélodique vers un passé trop longtemps relégué au fond de notre mémoire, sous la couche ennuyeusement poussiéreuse des broutilles qui rythment notre vie d'adulte, sans égale mesure avec l'importance de la douce folie de notre jeunesse.
Pour nos 20 ans nous sommes allées à Tahiti. Alors que certains ramènent des coquillages dans leurs valises, nous avons eu l'idée folle de revenir avec tahiti mais de façon indélébile... un tatouage... parce que moins sûre de moi, je suis passé la première. mon tatouage étant simpliste, j'ai eu mal mais ce fut fini en peu de temps. Pour annc ce fut différent, son symbole marquisien plein de rond et de délié lui valut un tatouage long et douloureux. J'ai vu son visage se crisper, sa respiration se couper et pour finir les larmes lui monter aux yeux. Pour avoir moins mal ne dit-on qu'il faut détourner son attention de la douleur. Alors nous avons commencé à fredonner pour nous deux sally's pigeon, chanson qui a rythmé notre adolescence parce que nous adorions la voix de cyndi lauper et parce que justement le sujet de cette chanson loin d'être les pigeons, c'est l'amitié... et ce fut drôle parce que ça a marché. Annc s'est mise à fredonner et moi aussi, nous n'avions aucun mérite, nous connaissions (nous connaissons!) ces paroles par coeur... et le vilain tatoueur a vu son cabinet s'éteindre pour écouter la voix rauque des deux adolescentes attardées que nous étions à l'époque (je sens que tu bondis, ma belle!). Et quel silence! la mélodie de sally's pigeon a flotté dans l'air bien après notre départ...
Puis viens le temps de la douce folie estudiantine et avec elle ces fêtes déjantées. Nous étions assez douées annc et moi, mais nous avions décidés que nos capacités gestuelles en matière de chorégraphie ne devaient pas trop déborder du cadre intimiste de mon chez moi (en tout cas je l'ai décidé pour nous deux!). Et c'est là, qu' american pie, entre en scène... car cette chanson par l'irrévérence de ces paroles et la frénésie de sa mélodie nous a entrainé dans une chorégraphie folle. imaginez le duo féminin de deux corps qui se déhanchent, se trémoussent, se croisent et se décroisent... american pie est indescriptible, il faut l'avoir vu pour le comprendre, il faut avoir participer pour l'aimer. De même que murder on the dance floor, qui m'a séduite moi par son rythme et sa mélodie et qui a séduit annc par son clip: à la base il s'agit d'un concours de danse auquel la chanteuse participe et dont l'objectif premier est de se débarrasser de tous ces concurrents... tout y passe, l'enlèvement, l'empoisonnement, la blessure... et la chanteuse gagne mais face à une salle vide et surtout avec quatre pas de danse tellement simplistes que cela faisait hurler de rire les allumés de la piste que nous étions (sommes?).
where the wild roses grow, une anthologie celle-ci... il nous aura fallu quatre années et internet pour trouver la signification d'une phrase du refrain que nous étions incapables de traduire et pour cause, nous l'avions mal interprêté. Ce fut le point de départ de recherches approfondis et d'intenses réflexions sur la langue anglaise. Et s'il est vrai que cette chanson reste dans ma mémoire, c'est également parce que la voix chaude de nick cave, planifiant le meurtre jour après jour de kylie minogue, est envoûtante. Parce que la structure de la chanson est original: nous avons le point de vue du chasseur sur sa proie et celui de la victime qui rencontre un brave gars, le premier jour, puis l'attrait qu'ils éprouvent l'un pour l'autre pour des raisons diamétralement opposées le second jour, et enfin la ballade au bord de la rivière le troisième jour, ballade romantique pour l'un mais meurtrière pour l'autre... le style est élégant, la mélodie languissante, on sent l'atmosphère humide et étouffante de la rivière, puis l'odeur du sang, son côté poisseux qui transparaît dans la mélodie.
Et je tairai une grande partie de moi si je ne parlais pas de tom mcrae... le pilier de soirées entre filles à ronchonner contre nos petits copains, le temple de nos lamentations, le bourreau de nos soirées déprime. Car si vous ne l'êtes pas en l'écoutant vous le devenez et si, par malheur, vous êtes déprimés, il vous assènera le coup de grâce. Les mélodies de guitares et de basse grinçante vous déchirent le coeur et le choc ultime vient de sa voix tout aussi gémissante mais ô combien attirante.
puis viennent les chansons moins significatives mais dont on aime les interprètes de façon inconditionnels:
Sarah Brightman pour la diva blue,( mais si souvenez vous la dame en bleu avec plein de tentacules dans le cinquième élément) une voix de soprano qui part en live dans un opéra furieusement rock, donnant toute sa mesure sur scène
et je ne parle pas de la BO de moulin rouge avec ses reprises presqu'aussi intéressantes et originales qu'ont pu l'être les originaux à leurs sorties... roxanne, the show must go on, your song, et petite digression, il n'est pas possible d'évoquer la musique sans parler de la beauté des images ainsi que la drôlerie de l'univers moulinrougesque qu'a réussi à créer Baz Luhrmann...
Prenez Tracy Chapman (qu'on l'aime ou non), aucune chanteuse ne peut prétendre vous avoir fait ignorer un tremblement de terre. Parce que j'adore la chanson she's got her ticket, parce que nous étions absorbées par les paroles, la musique et le personnage, nous avons naïvement cru qu'il s'agissait des tremblements liés aux trépignements de la foule exaltée... et avons raté un tremblement de terre... qui dit mieux que ça?
et pour finir, le medley le mieux peaufiné (à mon humble avis), qui fait sourire les pop rockeurs, qui fait rêver les doux dingues et qui représente un cauchemar pour la prononciation, à savoir Israël Kamakawiwo'ole pour somewhere over the rainbow mêlé de what a wonderful world... Rien que pour le plaisir d'entendre sa voix chaude teinté d'accent jamaicain sur un rythme reggae rendant encore plus bercante une chanson magnifiquement écrite...
je m'excuse par avance pour les chansons et les situations que j'ai omis, mais n'ai-je pas parler de mémoire poussiéreuse?
et je finirai par ça: si certaines chansons vous sont inconnues mais que vous êtes tentés par de nouveaux horizons musicaux, que vous avez le goût du risque, me faites un minimum confiance, cherchez et écoutez, vous comprendrez...

samedi 8 septembre 2007




parce que j'ai stressé, parce que j'ai angoissé et parce que tout c'est bien passé ( d'après le sondage à la sortie des urnes!!), je voulais ce petit mot pour dire que cela a été chouette de se retrouver loin de tout, de voir que mes ami(e)s ne se sont pas noyés dans le flot réanimatoire, de passer une soirée agréable... merci!

mercredi 8 août 2007

une suite de petits riens...

écrire pour rien, au sujet de petits riens, parce qu'on a envie de rien, parce qu'on ne pense à rien? les riens du tout foisonnent dans notre journée et pourtant une somme de petits riens assombrissent notre humeur... alors qui sont ces riens?
"tu penses à quoi? -à rien..." faux archi-faux il est impossible de ne penser à rien (et d'ailleurs la réponse attendue, pour cette question est " à toi..." hi hi!)
"tu veux quelque chose? -rien..." et là encore il s'agit d'une réponse de complaisance... l'Homme est un éternel insatisfait qui veut toujours quelque chose en général, et ce qu'il n'a pas en particulier.
prenons les riens que l'on déteste, un visage: l'épaisseur des sourcils, des paupière tombantes, des pommettes trop prononcées, un nez crochu, un grain de beauté poilu, un double menton. des petits riens qui font que l'on définit très hativement qui est beau et qui ne l'est pas sans tenir compte de l'harmonie que crée cette somme de petits riens. un tic verbal, une expression qui ressort souvent au cours d'une conversation, une voix nazillarde, un débit rapide et saccadé, qui nous permettent de cataloguer notre interlocuteur sans tenir compte de la réaction de défense banale et quasi constante entre deux personnes qui discutent pour la première fois ensemble. une odeur, un parfum entêtant, un petit rien dans l'air... il faut savoir que tous les parfums n'ont pas la même odeur sur la peau, il s'agit d'une alchimie subtile entre la peau et la fragrance (Amarige, non mais!)... et certains sentent mauvais, il n'y a pas toujours d'excuse...
prenons les petits riens qu'on adore, le café que l'on pose sous votre nez alors que vous êtes matinalement grognon et prêt à mordre quiconque passera trop prêt. il vous rend le sourire... la voiture que vous avez prêté et que l'on vous rend avec deux heures de retard mais nettoyée et le plein fait. il vous rend le sourire... la personne, même pas un ami, que vous acceptez de dépanner à contrecoeur et qui vous remercie chaleureusement en vous rendant service à son tour.
ces petits riens sont souvent le fait des autres, et même si rien ne sort de rien, le contact à autrui est source de création: de rires ou de larmes, de cris ou de mots doux, de gaieté ou de lamentations... Rien n'a aucune saveur, c'est insipide, la sonorité est dure, le mot est parmi les plus courts. Rien est une finalité mais en même temps une ouverture tant il est malléable. Rien nous appartient, il est ce que nous en faisons, il suit notre bon vouloir et signifie ce que l'on veut lui faire dire...

alors si l'envie vous prend, débutez une collection de petits riens, les agaçants, les charmants...

mardi 24 juillet 2007

la pluie

Après la météo clémente de ces derniers mois, avril et mai ayant été quasi caniculaires, il semblerait que juin ait décidé de compenser par un déluge perpétuel. On voudrait savoir éviter la pluie, entre les gouttes se glisser... Mais j'aime la pluie... j'aime marcher dans les flaques en trempant le bas de mon pantalon, voire d'émettre des bruits incongrus à chaque pas du fait de l'inondation lié à une lame de fond traitresse... j'aime que ma veste soit ruisselante d'eau, que mes vêtements soient trempés tant il pleut, que mes cheveux collent à mon visage et rebiquent en séchant, que mes joues rougissent par la fraicheur de l'eau. Tant à marcher sous la pluie, le visage offert... Qui n'a pas la nostalgie de ces après-midi d'enfance passés à sauter à pieds joints dans les flaques, à jouer à qui sera le plus mouillé? Qui osera dire qu'il n'apprécie pas de se coucher avec le bruit de la pluie qui tombe sur tous les objets exposés, sur le carrelage de la terrasse, sur les pots de fleurs, le toit des voitures stationnées, un vélux... personne? je m'en doutais... Savourer une couette chaude et sèche lorsqu'éclate un orage d'été. Le ciel s'illumine, le tonnerre retentit, l'air est moite, les odeurs se font plus prononcées. Car au bruit s'associe l'odeur... L'odeur de la pluie. L'herbe mouillée, le foin fraichement coupé, les pois de senteur, les clématites, les glycines et même les revêtements de sol... autant d'odeurs qui ne sont jamais mis autant en valeur que pendant une averse, l'odeur la plus chimique devenant grisante sous l'effet de la pluie.
Le soleil perce les nuages, j'attend la prochaine averse avec impatience...