nous y voilà enfin...
après quelques difficultés (beaucoup!) ai réussi à faire une page plus ou moins correcte mais qui risque de décevoir certains puristes, suis en nulle en informatique et si ma copine julie ne m'avait pas donné cette idée, ne vous infligerai certainement pas cette lecture...
pourquoi ne pas écrire tout simplement, on écrit des livres à quatres mains, comme une discussion entre deux amis, pour quoi ne pas le faire avec tous mes amis???
allez courage motivez vous...

que le spectacle commence...

(méfiez vous c'est parfois dans le désordre!)

Ma suite à moi

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jeudi 31 mai 2012

La sortie scolaire...

Décor: sortie scolaire avec une classe de 32 Petits-Moyens pour 5 accompagnateurs.

Si le parc de jeux est le cimetière de ta jeunesse, on peut dire que la sortie scolaire... c'est le purgatoire de ta vie d'adulte! Tu ne sais pas ce que tu as fait de mal, un jour, pour mériter ça mais tu as dû être très très vilain. Surtout que le comble du masochisme est que tu as été volontaire! Si Si! Tu t'es dit, meuh non, il n'y a que mon enfant qui est terrible, les autres sont des anges et vont déteindre sur lui... Mouahahaha! Et bien non, tu découvres que le pire, c'est pas forcément le tien mais tu préférerais parce que le tien, au moins, tu pourrais le punir. Tu n'as pas prévu de passer ton temps à compter les têtes devant toi, à leur dire d'arrêter de taper des pieds dans le gravier poussiéreux, de te faire écraser tes doigts de pieds toutes les 8 mn,  de sortir 6 pieds différents pris dans le filet de sécurité pour éviter de passer sous le gradin, de te démonter l'épaule pour les faire rasseoir pendant le spectacle. Et quand, à la sortie, un petit garçon te dit qu'il a envie de faire pipi et que tu l'envoies en douce faire pipi contre l'arbre voisin, tu n'as pas forcément envisagé que d'un seul homme, tous les marmots, filles compris, se déshabillent pour faire pipi contre l'arbre. Le tout sous l'oeil médusé des autres accompagnateurs qui n'ont jamais dû faire pipi dehors de leur vie, si j'en crois leur air hilare et leur absence de réaction. Ah si pardon, elles ont dégainé leur appareil photo! Ce fut le seul moment où le fou rire nerveux m'a semblé la meilleure solution. Ou me jeter sous les roues du bus? Mais maintenant que j'ai réalisé que ma fille n'est pas la version féminine du "Bon Petit Diable", on est rentré peinardes toutes les deux, main dans la main, moi avec un air de "on-ne-m'y-prendra-plus-jamais-jamais" et elle avec un air de "t'as-vu-maman-j'ai-été-saze-hein"...
Oui ma fille, c'est bien vrai!

dimanche 19 février 2012

Une journée sans...

Ca commence avec un réveil nocturne pour cause de grand froid. Où? aux pieds, aux mains? non... Aux oreilles! Après lui avoir collé son doudou, je retourne au radar vers mon lit. Pour me réveiller à 10h super grass'mat' 10mn plus tard, au son d'un hurlement à faire pâlir d'envie une future victime dans un film gore. Le motif... franchement, je l'ai oublié... S'ensuivirent 2 autres réveils où la litanie "maman" hurlée à plein poumon fait trembler les fondations. Au final, on s'est levé de mauvais poil. Là où la mienne se dissout dans une tasse à café, la sienne perdure toute la journée. Ce fut une succession de larmes, de chouinements, de hurlements, de colères, de caprices. Evidemment, la sieste ne dura que 45mn. Et encore, il fallut batailler ferme pour un résultat aussi misérable. Je n'ose parler de la balade à vélo où elle trouva le moyen de jeter son vélo à terre, d'être franchement impolie avec les passants. Autant dire que la journée fut une succession de punition pour elle, un défi pour ma patience peu légendaire.
Bref, ce fut une journée sans...

lundi 2 janvier 2012

Etre parent:

Etre parent sonne le glas de l'adolescence... Etre parent est le plongeon tête la première dans l'incertitude, l'inquiétude, l'angoisse et le stress, assaisonnés d'éclats de rire, de bonne humeur... Etre parent nous fait évoluer. Et pas forcément comme on le pensait!
Personnellement:
- je peste contre les voitures mal garées sur les trottoirs empêchant le passage des poussettes
- je râle contre la voiture stationnée trop près qui m'empêche de mettre le cosy dans ma voiture
- mon pharmacien devient un bon copain (forcément il me voit une fois par semaine en hiver!)
- mon répertoire téléphonique s'est enrichi: pédiatre, centre anti-poison, urgences, pharmacien (un pote, je vous dis!)
- en taille de sac, je suis passée à la taille au-dessus histoire d'y fourrer: tétine, doudou, crème solaire, bouteille d'eau, petits gâteaux de dépannage, bonnet, moufles, chapeau, lunettes de soleil selon la saison, lingettes...
- je râle contre les personnes qui pensent que le sol est une poubelle. Forcément pour ma fille, il s'agit de trésors, me forçant à piquer un sprint afin de lui retirer de la main/bouche le sus-nommé trésor.
- je peste dès que j'entends pédo-psy, parents, etc... me gonfler parler de l'année terrible-two. Personnellement, j'ai envie de dire que ce n'est qu'un prémice de la terrible-monster-année-three...
- lorsqu'elle tousse 1x la nuit, je lui colle déjà mentalement un thermomètre, tout en prenant en rêve un RV chez la pédiatre pour demain matin, pestant déjà contre l'organisation que va représenter le jonglage des médicaments à garder au frigo entre la crèche, la maison, les grand-parents... Evidemment, elle a dormi comme une bien-heureuse. Forcément, je me réveille épuisée!
- faire mes courses me demande le double de temps. Lire la liste écrite en minuscule des ingrédients, histoire de chasser le nocif. Jeter un coup d'oeil aux petits caractères écrits à la craie quasi-effaçées sur les affichettes des légumes afin de choisir ceux qui n'ont pas fait le tour du monde en 80 jours ou conservés au formol.
- faire mes courses me demande le triple de temps. Forcément je course un mini caddy qui se remplit plus vite que je ne le vide.

samedi 16 avril 2011

Maman:


(mamã) n.f: formation enfantine par redoublement - [1] Terme affectueux par lequel les enfants, même devenus adultes, désignent leur mère. [2] La maman, la mère de famille. Petit Robert 2002


(mamma) du grec: Personne hirsute (quoique toujours très jolie) de sexe féminin, généralement en charge de la vie domestique et du foyer (sic). [1] Personne en perpétuel manque de sommeil, qui tente de faire face tant bien que mal à une réalité qui la dépasse. [2] Etre humain jonglant avec une épidémie de varicelle, la réparation de l'oeil de l'ours en peluche, la poursuite d'une éventuelle carrière, le dégât des eaux dû au Playmobile coincé dans les toilettes, cf Maman reste zen... Son carnet de rendez-vous annulés, ses listes et ses listes de listes, ses cheveux qui auraient besoin d'une bonne coupe, ses tonnes de câlins, son frigo perpétuellement vide, ses questions existentielles (P..., pourquoi moi??), les rhumatismes des grands-parents et les états d'âme de la baby-sitter. Populaire: Maman n'a que deux bras, merde! [3] Personne comblée par la vie.

samedi 20 mars 2010

Le caïd de la cour de récré...

Il me revient souvent ces derniers temps certaines scènes de mon enfance. Surtout des images concernant mon petit frère, la maternelle et ses relations avec ses copains. Je revois le visage crispé de mes parents à la sortie de l'école après un rapide entretien avec l'institutrice. Je revois la lassitude de leur regard lorsqu'ils faisaient la leçon à mon frère sur son comportement. Je revois la lueur d'irréalité flotter dans leurs yeux face à ce petit gringalet blond à l'air angélique. Cet enfant, si calme par ailleurs, semblait se transformer en brute dès le portail de l'école franchit. Enfant qui adorait jouer à la bagarre avec ses copains. Enfant dont les copains étaient nettement plus "étoffés". Copains qui rentraient chez eux le sourire aux lèvres mais les vêtements troués, couverts de boue, le poil un brin hirsute... Les parents, curieusement, n'avaient guère le sourire aux lèvres! Le caïd de la cour de récré...


Je me souviens sûrement de ces instants parce qu'actuellement, je vis avec un fauve. Pas le blond avec une crinière et un rugissement à tomber du lit (...quoique?) mais celui avec une couette blonde, une bouche pleine de dents, maitrisant la marche sur deux jambes, faisant curieusement l'autiste profonde à l'énonçé du mot "Non". Je ne compte plus les baffes, les coups de tête dans le nez, les lunettes, les cheveux tirés, le nombre d'objets jetés à terre pour exprimer son mécontentement, les cris et les hurlements... Même si la situation tend à s'arranger, cela reste un cap difficile à gérer par moment. Mais curieusement, elle n'adopte pas ce comportement à la crèche. Elle préfère pousser et pincer ses copains... D'où une certain appréhension de ma part lorsque je vais la récupérer, ne sachant pas à l'avance à quel sauce je me mangerai. Même si je sais qu'il n'y a que des explications à lui donner et re-donner et re-re-donner, etc... Même si je sais que c'est une phase normale chez un enfant qui découvre la frustration, j'ai dû mal à tolérer le changement de ma fille agréable et souriante en petit démon qui griffe et fait tomber les autres pour observer les effets de la bêtise qu'elle sait être en train de commettre... Bien que le personnel de la crèche dédramatise la situation du fait de leur longue expérience, je me sens comme la mère du caïd de la cour de crèche... Et j'aime pas!

mercredi 7 octobre 2009

Lorsque bébé s'annonce...

Cela débute dans le plaisir... Vient l'attente de la douleur et l'absence de cette douleur...Vient l'attente tout simplement, l'attente d'un minuscule trait de couleur dans une grande case blanche, un symbole. La nature n'aime pas le vide... Et par un soir calme, tranquille, une soirée faite de détente, de repos récupérateur lovée, épousée par les coussins du canapé pour notre plus grand confort... Là, un léger frémissement, un imperceptible tremblement, ce battement d'aile de papillon au plus profond de nous, perçu par nous seule car aussi léger et délicat que la plume qui effleure la joue, qu'une bulle d'eau qui éclot sous la peau, tellement fine que l'on n'y croit pas, que l'on sait que l'on ressent mais on est dans l'incertitude de ce que l'on sent. Ce fragile signe de vie, si petit, si ténu qui nous fait nous sentir habitée pour notre plus grand bonheur. La délicatesse de ces premiers mouvements s'effacent devant l'affirmation de sa personnalité déjà bien établi, la fermeté remplace la légèreté, elle-même remplacée par les bourrasques que deviennent les mouvements du locataire. Plus rien de comparable avec l'incertitude lié à la légèreté des frémissements, place à la certitude devant le ventre qui se déforme, le souffle qui se coupe, le sentiment de se sentir à l'étroit dans son propre corps. Un sentiment d'étroitesse que l'on ressent avec bonheur tant il est étrange de se sentir habité, un sentiment perdu lorsqu'on le tient dans ces bras mais qu'on ne réalise pas immédiatement. Ca s'agite, ça gesticule, ça hurle! On se sent vidé... mais surtout vide. Et pourtant la vie en a trouvé tout son sens, une promesse de bonheur perpétuel...

mercredi 5 août 2009

Comment vendre la garde de son bébé en une leçon...

merci de garder Nine dimanche après-midi... et bon courage! Miss a un gros rhume et un début de bronchite lié à ces satanés dents (10,5 au total... pour l'instant! ça peut encore changer d'ici dimanche?). Nous arriverons vers 11h, histoire que tu profites de ta grasse matinée (on va pas t'exploiter non plus, rapport au fait qu'on te fait bosser un dimanche!), restera à lui donner le repas de midi (et éviter ce qu'elle voudra recracher, te balancer à la figure, voire prétexter le bisou histoire de retartiner une couche), changer quelques couches (et la sangler ou être à deux, rapport au fait que le petit rôti se fait la malle et qu'elle est rapide la bestiole), donner le goûter (planquer le yaourt avant la compote, ma fille est une toxico au yaourt, gène en provenance direct de sa grand-mère!), baigner (prévoir vêtement de rechange, rapport au fait que la bête n'aime pas être mouillé toute seule!), la coucher (ne pas se laisser avoir par la toux emphysémateuse ni la fausse impression qu'elle va vomir ses poumons, c'est anatomiquement impossible mais à l'oreille on pourrait le croire!)... Le tout à faire avant 20h30, parce que hého ya Urgences ce soir, et que dans la vie y a des priorités, et des choses avec lesquelles on ne plaisante pas...
Donc le rôti tu lui mets de l'origan dans le bec et du persil sous le nez... et au four jusqu'au lendemain matin! ( ah c'est mieux avec tétine et doudou? à toi de voir ce qui semble le plus approprié!)

Tu hurles de rire... ça roule, à dimanche soir 21h30!

samedi 11 juillet 2009

Le 11 juillet 2008...

La dame en vert, floue et en arrière plan. Exactement ce que j'ai ressenti...


C'est ce jour où je me suis sentie maman... Ce jour où je suis rentrée chez moi, avec ma fille dans les bras, la tête emplie de recommandations, de mes idées à moi, pleine de pensées pour elle. Pourquoi ai-je mis 9 longs jours à me sentir maman? Parce que ma fille sitôt sortie est partie loin de moi, que je ne l'ai revu à travers la chaude paroi d'une couveuse que 2 heures après, que je ne l'ai prise dans mes bras pour la première fois que le lendemain matin à 9h... Parce que lorsque le pédiatre est venu me trouver après l'accouchement, il m'a parlé d'oxygène, d'antiobiothérapie à large spectre, d'hémoculture, de frottis, de radio du thorax... Je me sentais maman jusqu'à ce qu'il me parle. La réalité a repris le dessus, la médecine a repris le dessus sur mes émotions, mon métier a déboulé dans ce qui aurait dû être un long, doux et tendre moment entre nous deux... Et la surveillance clinique s'est tranquillement installé, empiétant absolument sur tous mes sentiments maternels... On sait quelle est la thérapeutique, ses effets, sa durée. Alors on reprend un rythme de travail que l'on a délaissé il y a quelques mois de cela... Et le regard change: certes un regard énamouré, attendri par la minuscule personne si fragile, si dépendante mais un regard lucide et scrutateur, vigilant à tous les instants. Pour voir, pour surveiller, pour anticiper... Je me suis retrouvée dans le rôle de l'infimière de ma fille avant de trouver mon rôle de maman, entourée de femmes en blanc, dans de longs couloirs, bien silencieux lors de mes nombreux aller-retours nocturne entre la néonat et ma chambre. Je ne dirais pas que je n'ai pas aimé cette période... Ma fille était là, elle était en bonne voie de guérison...

Ce qui fait qu'une fois rentrées chez nous, la porte refermée, le silence nous a enveloppé toutes les deux. Notre vraie vie à deux a débuté à ce moment précis... rien que nous deux...